samedi, octobre 23, 2021

Tourisme : voyager de manière écoresponsable

« Il ne suffit pas de se demander : « quelle planète laisserons-nous à nos enfants ? » ; il faut également se poser la question : « quels enfants laisserons-nous à notre planète ? » » (Pierre Rabhi)

Et, pour réduire notre empreinte écologique et forger une nouvelle génération d’adultes écoresponsables, il existe de nombreuses alternatives à l’échelle individuelle, mais aussi collective pour y parvenir. Entre le choix des circuits courts, des produits locaux et durables et le respect de la saisonnalité pour l’alimentation, la tendance upcycling pour transformer des matériaux ou des produits – accessoires de mode, objets de déco ou encore objets du quotidien comme un meuble par exemple – en objet de qualité supérieure, la valorisation matière en triant et en recourant aux filières de recyclage existantes, le fait d’opter pour un prêt social et écologique pour l’acquisition de son bien immobilier, le recours à une monnaie locale ou encore l’usage de moyens de transport alternatifs à la voiture, nous faisons tous de notre mieux pour vivre de manière plus vertueuse, plus écoresponsable avec tous les membres de notre tribu. Et, à la veille des grands départs en vacances, il est possible de continuer dans cette lancée ! Gros plan sur le nouveau tourisme : le tourisme écoresponsable.

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Voyager écoresponsable cela signifie quoi ?

Au moment d’acheter un billet d’avion pour un vol Nantes/Berlin, il est possible de grossir les rangs des 15 millions de visiteurs qui s’y rendent chaque année d’une autre manière. À l’image de cette ville en vogue, la plus branchée du continent et surtout, toujours en mouvement, rien de tel que de laisser une empreinte positive après son passage. Gros plan sur les astuces pour voyager autour de la conservation de l’environnement. 

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LA définition

Même si le terme « écotourisme » a fait son apparition dans les années 1970, sa définition ne date que de 92. Il s’agit « d’une forme de voyage responsable dans les espaces naturels qui contribue à la protection de l’environnement et au bien-être des populations locales ». Il s’agit donc de minimiser son impact environnemental lors de son séjour et d’utiliser de manière intelligente les ressources sur son lieu de villégiature qu’il s’agisse des transports, de l’alimentation par exemple. 

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Le voyage écoresponsable

L’écotourisme est avant tout basé sur la notion de respect : respect de la nature certes, mais aussi de la culture et des locaux. Rien de tel donc que de se documenter avant le départ sur la culture, les croyances, mais aussi l’histoire du pays envisagé, en l’occurrence l’Allemagne dans le cas présent. L’Allemagne n’est pas seulement le pays des brasseries, des saucisses, de l’horloge à coucou et de la forêt noire ! Elle recèle bien des trésors cachés à l’image de la quarantaine de sites classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Rien de tel également que de se renseigner sur les différents us et coutumes comme la course de chaises de plage sur la côte baltique, les balades en tenue d’Ève et d’Adam dans les espaces identifiés « FKK pour Freikörperkultur » ou encore les chocolats Halloren Kuglen que l’on saupoudre de sel avant de les consommer. Attention également à ne pas arriver en retard à un rendez-vous, aborder le thème du III° Reich voire embrasser sur les joues un Allemand ou une Allemande. Et pour cause, la ponctualité fait partie du savoir-vivre, il est souvenirs encore douloureux dans les mémoires collectives et enfin, il n’est possible d’embrasser que les personnes que l’on connait bien et que l’on apprécie … Bref, être un bon écotouriste c’est adopter les règles de conduite des habitants visités, mais aussi les tenues. 

L’écotourisme est également basé sur la préservation des ressources naturelles et participer à l'économie circulaire. C’est pourquoi, la lumière naturelle est à consommer sans modération, qu’il convient de ne pas laisser une lumière allumée si la pièce est vide, d’avoir un bon usage du chauffage et de la climatisation, de trier ses déchets en respectant les consignes de tri. Mais aussi, d’opter pour des souvenirs artisanaux, des produits régionaux afin que la population bénéficie directement de l’argent du tourisme et de ne pas acheter d’objets sacrés par exemple. En marge, la marche, le vélo ou les transports en commun sont à privilégier pour les déplacements. Et, pour les visites et les activités en plein air, il convient de respecter la quiétude des animaux, de rester sur les sentiers balisés, de contribuer à la propreté des sites – les déchets mettent du temps avant de disparaître comme le chewing-gum par exemple, qui met cinq ans à se décomposer – de ne pas cueillir ni rapporter d’espèces sauvages ou indigènes notamment. Pour finir, mieux vaut également préférer autant que possible les hôtels écoresponsables voire d’opter pour le couchsurfing. 

Il convient de noter que les conseils varient considérablement en fonction de la destination. Quoi qu’il en soit, en tant que voyageur écoresponsable, il faut planifier un voyage en minimisant les déchets et la pollution générée, respecter la nature et surtout les animaux, soutenir les commerces locaux, respecter la culture et participer à l’effort local. Et pour cause, « il n’y a pas de passagers sur le vaisseau Terre. Nous sommes tous les membres de l’équipage. » Marshall McLuhan